La dysplasie du coude



La dysplasie du coude est une affection hautement héréditaire chez le chien mais il n'y a aucun lien génétique entre la dysplasie du coude et celle des hanches. Une lignée de chiens peut donc posséder une qualité impeccable au niveau des hanches mais avoir à la fois des coudes très sérieusement affectés.

Connue depuis moins longtemps que la dysplasie de la hanche, elle est également moins fréquente que celle-ci. La dysplasie du coude est due à une différence de croissance entre le radius et le cubitus et peut apparaître chez le chiot dès l'âge de 5 à 8 mois. Très douloureuse, elle provoque l'étirement des articulations et une importante arthrose. Des radiographies de dépistage avec certification officielle par l'OVC et l'OFA devraient être faites chez les éventuels reproducteurs entre l'âge de 18 et 24 mois.

Le mot " dysplasie " désigne une anomalie de développement d'un organe donc dans la dysplasie du coude sont regroupées :

a) L'ostéochondrite disséquante du coude

b) La non-unio du processus anconé

c) La fragmentation du processus coronoïde de l'ulna

d) L'incongruence articulaire

Comme c'est le cas pour la dysplasie de la hanche, la génétique, l'alimentation et la croissance influent sur l'apparition de ces anomalies. Côté héréditaire, assurez-vous que l'éleveur a radiographié ses reproducteurs. Côté croissance, c'est à vous de bien suivre les conseils de patience et de prudence pendant la première année (pas de surcharge pondérale, pas de supplémentation et pas d'exercices violents).

Attention, toute boiterie des pattes avant ne signifie pas obligatoirement que le chien est atteint de dysplasie. Il peut simplement s'agir de difficultés de croissance passagères (panostéite) fréquentes chez les chiots de race géante. Cependant, devant un chiot de 5 à 8 mois qui soulage souvent une patte avant, il faut rester vigilant. Tout d'abord, on doit vérifier le poids du chiot par rapport à son âge et on entreprend un petit régime si nécessaire puis on le met au repos, ensuite on doit lui administrer un anti-inflammatoire (Métacam). Si au bout de 3 semaines, aucune amélioration n'est noté, le passage à la case " radio " est obligé afin de posé un diagnostic fiable.

Retour